mardi 22 décembre 2009
The Road : la route vers le néant ?!
Le week-end dernier, j'ai lu "La Route" le roman de Cormac McCarthy qui a obtenu le prix Pullitzer en 2007. Je suis assez retourné par cette lecture qui m'a fait veiller deux soirs de suite assez tard dans la nuit froide de décembre. Ce n'est pas que ce roman tienne particulièrement en haleine mais l'atmosphère est telle qu'on ne décroche pas : tension permanente, peur en continu... Le livre raconte le cheminement-voyage d'un père et de son fils le long d'une route déserte dans un monde détruit (après un cataclysme dont on ne connait pas l'origine). A pied, ils descendent vers le Sud (mot synonyme d'espoir) poussant un caddie qui transporte tout ce qu'ils possèdent. Le fils est le seul espoir du père (c'est son ange, sa foi, son Dieu), il veille sur lui et le protège des mauvaises rencontres qui ne vont pas tarder à surgir dans ce monde où la civilisation a disparu et où chacun survit comme il peut.
Dur, très dur, ambiance déprimante d'un bout à l'autre du livre, une situation absurde un peu à la manière d'un Samuel Becket dans "En attendant Godot" mais dans un autre genre. L'amour du père pour son fils est vraiment la seule lumière de ce livre où tout est sombre et froid. Une petit note d'espoir à la fin cependant, comme si une soupape de sécurité, bien rouillée par le temps, se mettait à fonctionner pour faire baisser la pression.
Hier soir avec Sacharpie, j'ai vu le film (du même nom) que John Hillcaot a adapté du roman de McCarthy. C'est une très fidèle adaptation, peut-être un peu moins dure, mais qui procure les mêmes sensations que dans le livre. Un film qui dérange. Un tel scénario peut-il arriver ?
Quand le film est terminé, on retrouve notre monde et on se dit qu'il est bien beau !
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Oui... HELAS!!!
RépondreSupprimerEt même sans cataclisme, regardez, les dernières guerres, par exemple, dans l'est glacial de l'Europe, il y a eu de nombreux cas de canibalisme.
Même plus près de nous, ma Grand mère de Lorraine, nous certifiait que rats, chats...avaient disparus de son village.
En effet les actes de cannibalisme dans des circonstances extrêmes ont déjà eu lieu. Le scénario que j'évoque est plutôt la survie dans un monde où la civilisation a disparue, sans faune ni flore, sans rien à manger que les restes alimentaires des décennies passées, le tout avec un hiver permanent et un ciel constamment recouvert de nuages noirs avec de la pluie ou de la neige ! Je crois que l'auteur a été un peu fort dans cette mise en scène... c'est un peu exagéré !
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